Cette partie de mon blog parle d'économie, d'entreprises, de bourse, etc.


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BlogDay 2007 : 5 blogs sur l'économie ou la politique

Dans le cadre du Blog Day 2007 qui a lieu aujourd'hui le 31/08, je vous propose de découvrir 5 blogs qui traitent d'économie ou de politique et que j'apprécie particulièrement :

Sur l'économie :

Sur la politique :

De plus, je profite de cette occasion pour vous annoncer la naissance d'un nouveau blog que je vais animer avec Arnaud Bonneville, mon associé au cabinet Baccou Bonneville Consultants. Intitulé make IT strategic, ce que l'on peut traduire en français par rendre l'informatique stratégique est destiné aux décideurs informatiques (DSI, Directeurs des Etudes, Directeurs de Projets, etc.).

Bonne découverte !

08:02:36 .  31.08.07 .  Serge BACCOU Email  .  196 mots . 632 vues . Annonces , Economie . Laisser un commentaire

Christine Largarde et la BCE pas sur la même longueur d'ondes sur les taux


Photo : MINEFE


Christine Lagarde et la Banque Centrale Européenne ne sont pas tout à fait sur la même longueur d'ondes au sujet de l'attitude à adopter sur les taux de la BCE en pleine tourmente financière.

La Ministre de l'Economie et des Finances a déclaré au micro de la BBC le mercredi 22 août 2007 que la baisse des taux de la BCE "aiderait certainement les entreprises et les marchés en ce moment". Elle a tout de même ajouté que cette décision relevait de la "responsabilité et de l'autorité" des responsables de la BCE. "Ce n'est pas une décision facile et je suis sûre que la BCE l'envisagera avec beaucoup de précautions" a-t-elle déclaré.

Un peu plus tard dans la journée, Christine Lagarde en a rajouté une couche au micro d'Europe 1 (Ecouter l'extrait) : "La BCE est un organisme indépendant qui devra, à la lumière de ce qui s'est passé d'ici le 6 septembre, déterminer s'il est opportun de relever ou de stabiliser son taux. Soit on suit le droit fil des engagements du 2 août (...), soit on comprend les aspirations d'un certain nombre de gouvernements et de grands patrons de banques et d'entreprises pour obtenir du crédit et dans ce cas là, la politique monétaire permet de desserrer un petit peu en n'augmentant pas le taux d'intérêt. On est nombreux maintenant à indiquer notre préférence".

La BCE a répondu que "la position du conseil des gouverneurs de la BCE concernant sa politique monétaire (avait) été exprimée par son Président le 2 août 2007". Lors de cette déclaration, Jean-Claude Trichet avait indiqué qu'une "grande vigilance" était nécessaire par rapport à l'inflation. Ce genre de déclaration est en général annonciateur d'une hausse des taux.

Suite aux déclarations de Christine Lagarde, le Premier Ministre Luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, a déclaré à l'AFP que les Ministres des Finances de la zone euro devaient respecter l'indépendance de la BCE et de ne pas la gêner avec des déclarations qui pourraient ne pas être comprises par les marchés.

Pour ma part, je pense que ce type de déclaration est plutôt contre-productif car, on le sait, la BCE est attachée à son indépendance. Aussi, la pression exercée par la France pourrait finalement la pousser à agir dans le sens contraire de ce que souhaite la Ministre.

Alors, hausse à 4,25% ou statuquo ? Personnellement, je pense que la BCE va relever son taux à 4,25%. Verdict, le 6 septembre, date de la prochaine réunion de la BCE.

23:25:15 .  22.08.07 .  Serge BACCOU Email  .  434 mots . 298 vues . Economie , BCE, Christine Lagarde, Taux . Laisser un commentaire

Coup de tonnerre sur les marchés financiers. Les banques centrales à la rescousse.


En ce moment, les marchés financiers se comportent comme la météo : un jour, il fait beau ; ensuite, on a un sale temps pendant au moins 5 jours...

Avec la crise du subprime, les investisseurs connaissent aujourd'hui une telle aversion au risque que la liquidité de certains marchés du crédit est menacé, même si ces marchés sont sans rapport avec le crédit immobilier américain.

Pour calmer le jeu, les banques centrales ont donc injectées des quantités très importantes de liquidités dans le circuit financier. Ainsi le 9 aout, la BCE a injecté 94,8 milliards d'euros sur le marché monétaire, un montant record dans l'histoire de la BCE. Le précédent record s'était établi à 69,3 milliards d'euros le 12 septembre 2001 (le lendemain du 11 septembre). Aujourd'hui, vendredi 10 août, la BCE a servi 61,05 milliards d'euros. De son côté, la Fed a injecté 24 milliards de dollars jeudi et 35 milliards vendredi. La BoJ, la banque du Japon, a elle injecté 6,25 milliards d'euros. Je sors ma calculette... Cela fait un total de 205 milliards d'euros ! On a aussi observé une action de la Banque d'Angleterre (BoE) et des banquiers centraux de Suisse, d'Australie, de Norvège et du Canada. Il s'agit donc bien d'une action concertée des différents banquiers centraux.

Dans un premier temps, le marché a accueilli froidement ces nouvelles, en témoigne la baisse de 3,13% du CAC ce vendredi 10 août. En effet, les financiers se sont sans doute dits que si les banques centrales interviennent c'est que la crise est très sérieuse.

Espérons tout de même qu'à terme les interventions des banques centrales permettent au calme de revenir sur les marchés financiers.

Alors, à quand l'éclaircie ?

00:44:48 .  11.08.07 .  Serge BACCOU Email  .  291 mots . 504 vues . Bourse, Economie, Fed, BCE . Laisser un commentaire

La Fed ne touche pas à son taux


Ben Bernanke, Président de la Réserve Fédérale


Dans un communiqué daté du 7 août (merci de prononcer "ou" pour faire plaisir au CSA), la Fed, la banque centrale américaine, indique maintenir son taux d'intérêt inchangé à 5,25%.

La décision était très suivie par les investisseurs qui attendaient en réalité plus les propos contenus dans le communiqué que la décision elle-même. Dans celui-ci, la Fed prend acte de "la volatilité du marché de ces dernières semaines et des conditions de crédit plus compliquées pour les ménages et les entreprises". Néanmoins, l'économie américaine semble soutenue par la croissance de l'emploi et par une croissance mondiale élevée. Le communiqué ajoute qu'une modération durable des pressions inflationnistes reste encore à être démontrée. Du coup, pas de baisse de taux. En même temps, Ben Bernanke et ses collègues n'avaient guère le choix : en procédant à une baisse de taux, ils auraient envoyé le signal que la crise est plus grave que prévue.

21:27:06 .  07.08.07 .  Serge BACCOU Email  .  181 mots . 261 vues . Bourse, Economie, Etats-Unis, Fed , Ben Bernanke . Laisser un commentaire

Une SICAV de trésorerie d'AXA IM trébuche


Axa Trésorerie Plus (FR0000436511) d'AXA IM est un fond monétaire dynamique dont le prospectus commercial vante un objectif de volatilité faible de 1,5 % maximum. Le fond bénéficie à ce titre de 5 étoiles Morningstar (au 05/08/2007). Sauf que le fond vient de prendre un beau gadin : - 3.38% en un mois. Il est passé des premières places du classement de Boursorama au rang 239/243 pour un horizon 1 mois. Pas top pour un fond sensé dopée sa trésorerie...

En fait, dans la partie dynamique du fonds, le gestionnaire a choisi d'inclure des parts du fonds Axa WF IM Libor Plus. Ce fonds était exposé aux subprime mortgage et a fait l'objet d'une belle gamelle comme le relatent Le Monde et La Tribune. Dans un communiqué daté du 23 juillet, AXA IM indique qu'il met en place une mesure temporaire visant à assurer la liquidité du fonds. Pour cela, c'est AXA IM qui se portera acquéreur des parts mises en liquidation.

Par ricochet, la crise du subprime a donc fait une nouvelle victime : une SICAV de trésorerie. Aujourd'hui, AXA IM se veut rassurant : le fond Axa Trésorerie Plus ne contient plus une seule ligne Libor. Et AXA IM se fixe comme objectif de remonter la pente pour Q1 2008. On demande à voir...

23:59:58 .  05.08.07 .  Serge BACCOU Email  .  211 mots . 1077 vues . Bourse , Economie, Immobilier, Etats-Unis . Laisser un commentaire

Le taux du Livret A monte à 3% au 1er août


Le taux du Livret A distribué par les Caisses d'Epargne et la Banque Postale et du Livret Bleu distribué par le Crédit Mutuel va passer à 3% contre 2,75% à partir du 1er août 2007. Rappelons que le taux de ces livrets règlementés est déterminé automatiquement depuis le 1er juillet 2004 par une moyenne entre le taux d'inflation hors tabac et l'Euribor (taux interbancaire) trois mois.

Mon point de vue
Cette hausse d'un quart de point ne va pas peser lourd dans vos finances. Pour 10.000 € placés sur un Livret A ou un Livret Bleu, la hausse en année pleine ne rapporte que 25 €. Même à 3%, ce type de placement (dont le plafond - rappelons-le - est à 15.300 € par personne) n'est pas une bonne idée pour une horizon moyen ou long terme comme la préparation de sa retraite par exemple car il ne dépasse que très faiblement l'inflation.

Par contre, on ne peut que se féliciter que la fixation de ce taux soit dépolitisée. Finalement, lorsque les hommes politiques ne se mêlent pas de certaines choses, ça va aussi !

12:23:03 .  30.07.07 .  Serge BACCOU Email  .  185 mots . 322 vues . Economie . 1 commentaire

Subprime : des crédits immobiliers bien trop risqués



Dans sa déclaration semestrielle au Congrès américain datée d'aujourd'hui le 18/08/2007, Ben Bernanke, le patron de la banque fédérale, s'inquiète une fois de plus de la crise des crédits immobiliers hypothécaires à risque ou subprime mortgage : L'augmentation des défauts de paiement et des saisies créent une détresse personnelle, économique et sociale pour beaucoup de propriétaires - problèmes qui vont vraisemblablement empirer avant de s'améliorer. Regardons de plus près dans cette blog-note ce qu'est le subprime.

Aux Etats-Unis, quand vous n'avez pas - par faute de moyens - accès à un prêt classique (prime market) pour acheter votre maison, vous pouvez vous adresser à des banques spécialisés qui pratiquent les crédits à risque ou subprime. Ainsi, quelqu'un qui n'a pas de revenus réguliers peut tout de même accéder au rêve de posséder son habitation. Bien entendu, il y a des contreparties : les taux sont variables et sont bien entendu plus élevés que pour un crédit classique. De plus, ces banquiers prennent le bien immobilier en garantie. Tout va pour le mieux dans un marché haussier, mais lorsque le marché immobilier se retourne, la valeur du bien immobilier peut ne plus couvrir le risque engagé par la banque...

Des taux d'intérêts élevés aux Etats Unis (le taux de la Fed est à 5,25%) associés à un retournement du marché immobilier ont ainsi contribués à rendre insolvables près de 2 millions d'américains. Les défauts de paiement pourraient s'établir entre 50 et 100 milliards de dollars. Cela a même entraîné des faillites de sociétés de crédits à risque comme la banque New Century placée sous la protection du Chapter Eleven. Deux hedge funds gérés par Bear Stearns seraient également au bord de la faillite (voir l'article du Monde intitulé Crise de l'immobilier : deux hedge funds américains au bord de la faillite daté du 20/06/07). Ces hedge funds avaient acheté il y a quelques années des titres de créance liés aux mortgage subprime. Aujourd'hui, Bear Stearns indique à ses clients que ces deux fonds ne valent plus rien : Les estimations préliminaires montrent qu'il n'y a plus aucune valeur comptable pour les investisseurs ayant souscrit au fonds Enhanced Leverage Fund et presque plus aucune valeur résiduelle pour les investisseurs du fonds High Grade Fund en date du 30 juin 2007.

Il est probable selon Ben Bernanke que la crise des Subprime continue jusqu'en 2008...

23:29:57 .  18.07.07 .  Serge BACCOU Email  .  421 mots . 465 vues . Economie, Immobilier , Etats-Unis . Laisser un commentaire

Green Business, la bulle verte ?

Madame Gro Harlem Brundtland, Premier Ministre norvégien, définissais en 1987 le concept de développement durable comme étant "un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs". Depuis quelques années, un part de plus en plus importante de personnes ont pris conscience de la nécessité d'un développement économique et social respectueux de l'environnement.

Flairant la bonne affaire, de nombreuses entreprises se sont positionnées sur le marché du "Green Business", y compris au niveau de la bourse. Ainsi, le 29 novembre 2006 EDF a fait côté sa filiale EDF Energies Nouvelles spécialisée dans les énergies renouvelables (éolien, hydraulique, biomasse, solaire). Introduite à 28€, l'action côte aujourd'hui un peu plus de 46€ (+64% en 6 mois, pas mal). Dans un article daté du 23/03/2007, Le Monde s'inquiète de valorisations boursières de l'énergie éolienne [qui] font craindre une bulle spéculative.

De leur côté, les banques proposent de plus en plus de placements "verts" comme l'explique le Figaro dans son article sur la vague verte des placements écolos. Ainsi, le certificat de la Société Générale sur l'indice SOLEX (indice représentatif des valeurs internationales de l’énergie solaire) a pris plus de 50% en 6 mois.

Si on additionne l'engouement des marchés financiers pour ce secteur à de grosses liquidités disponibles, tous les ingrédients sont là pour revivre un remake de la bulle Internet mais à la sauce verte avec l'apparition probable de "startups vertes" survalorisées dans l'éolien, le solaire, les constructions bio, etc.

L'investisseur particulier risque bien d'être pris au piège par un effet de mode, rassuré par le sentiment de faire quelque chose de bien pour l'environnement en investissant dans ce type de sociétés. En mettant de l'affect dans ses raisonnements, il va s'éloigner de l'analyse des fondamentaux de ces entreprises.

Alors, la percée du Green Business est-elle durable ou bien va-t-on assister à l'éclatement d'une bulle verte ? Le développement durable est très certainement une tendance de fond. Mais il n'est pas impossible que le rythme de son adoption ne soit pas celui escompté par les investisseurs et que nous passions à un moment donné par un stade de désillusion.

16:34:11 .  28.06.07 .  Serge BACCOU Email  .  381 mots . 331 vues . Bourse, Economie . Laisser un commentaire

Pour ou contre la TVA sociale ?

Selon un sondage CSA paru hier dans Le Parisien / Aujourd'hui en France, 60% des Français seraient contre l'instauration d'une TVA sociale car elle entraînerait selon eux une hausse des prix. Mais combien de personnes comprennent le mécanisme de la TVA sociale, son intérêt et l'impact sur l'économie et les prix ? Pour pouvoir répondre à la question "pour ou contre la TVA sociale", il faut avant tout en comprendre les tenants et aboutissants.

Qu'est ce que la TVA sociale ?
L'idée de TVA sociale part d'un constat : nos dépenses de protections sociales (sécurité sociale, RMI, etc.) sont majoritairement financées par des cotisations sociales (salariales et patronales) indexés sur les salaires et par la CSG / CRDS indexées sur l'ensemble des revenus (salaires ou revenus du capital). Or, le vieillissement de la population et l'explosion de nos dépenses de santé, fait que nos dépenses de protections sociales augmentent. Dans une compétition internationale où la France souffre déjà de coûts salariaux élevés, il apparaît délicat d'augmenter encore les taxes sur les salaires. D'où l'idée d'instaurer une taxe sur la consommation pour contribuer au financement de la protection sociale, la TVA sociale.

Une taxe anti-délocalisation ?
Mardi, sur France 2, François Fillon préférait parler de taxe anti-délocalisation (écouter l'extrait audio disponible sur le site d'Europe 1) plutôt que de taxe sociale. En quoi la TVA sociale pourrait être une arme anti-délocalisation ? En fait, elle peut jouer ce rôle à deux titres. Premièrement, elle permet de faire financer notre protection sociale également par des produits importés, par exemple, le textile chinois. Ainsi, le T-shirt made in China participerait au financement de notre protection sociale alors qu'il y échappe complètement actuellement puisque par définition le produit importé est fabriqué par une main d'œuvre étrangère donc non soumise aux contributions et taxes indexées sur les salaires. Deuxièmement, si l'instauration d'une TVA sociale est couplée à une baisse des cotisations sur les salaires, on réduit les coûts salariaux en France et donc on lutte contre les délocalisations.

La TVA sociale va-t-elle faire augmenter les prix ?
Le sondage CSA nous montre que la majorité des Français en sont convaincus. Une première lecture pourrait militer dans ce sens. Si on augmente la TVA, par quel miracle les prix n'augmenteraient pas ? Pourtant, l'exemple Allemand nous prouve le contraire. Le gouvernement allemand d'Angela Merkel a relevé au premier janvier 2007 le taux de TVA de 3 points (de 16 à 19%). L'inflation est restée stable en mai à 1.9% en glissement annuel (cf. Les Echos). Comment expliquer ce phénomène ? Si on couple la TVA sociale avec une baisse des cotisations patronales, l'entreprise récupère une manne d'argent qu'elle peut utiliser pour - au choix - augmenter les salaires, augmenter les profits, investir ou faire baisser les prix. Etudions chacune de ces possibilités. Augmenter les salaires serait néfaste car on rentrerait dans une spirale inflationniste (les salaires augmentent, les prix augmentent, etc.). Augmenter les profits n'a pas forcément d'impact immédiat et direct sur l'économie. Investir n'est pas mauvais pour le pays à terme. Faire baisser les prix : nous y voilà. Si les prix hors TVA baissent, ils pourraient compenser la hausse de la TVA. La clé du succès de la mesure tient donc dans l'attitude des entreprises vis à vis de cette manne financière. C'est le pari de la mesure. Certains estiment que la concurrence va favoriser cette option.

L'exemple Danois
Si l'exemple allemand est un peu récent pour avoir le recul nécessaire, l'exemple danois lui date de 1987-89. Pendant cette période, le Danemark a augmenté sa TVA à 25% pour instaurer une TVA sociale et a quasiment fait disparaître les cotisations sur les salaires. Cette hausse de la TVA s'est faite quasiment sans inflation et avec un succès important sur l'économie avec un taux de chômage particulièrement faible (5,5%). Source : Wikipedia.

La TVA, un impôt injuste
Le seul vrai problème de la TVA sociale, comme la TVA tout court est un impôt injuste car il est payé sur les produits consommés. Or, un ménage a revenu faible va consommer plus proportionnellement qu'un ménage ayant une forte capacité d'épargne.

La TVA sociale va-t-elle casser la consommation ?
Un indicateur se porte invariablement bien en France : la consommation. Les détracteurs de la TVA sociale pensent que cette dernière va casser le moteur de l'économie française. Ce n'est pas sûr si on estime que la TVA sociale ne va pas forcément créer d'inflation. Ensuite, la consommation n'est pas forcément créatrice d'emploi car nous importons beaucoup de produits (textile, électronique grand public, etc.). Ne faut-il pas plutôt favoriser l'offre plutôt que la demande ?

Le consommateur et le citoyen
Dans ce débat sur la TVA sociale, nous pointons une fois de plus la dichotomie - ou la schizophrénie devrais-je dire - entre le consommateur et le citoyen. Le consommateur veut des produits bons marchés (cf. le succès des enseignes de hard discount) et le citoyen se plaint des délocalisations. Et si on taxait les uns pour contenter les autres ? Le problème est bien qu'il s'agit de la même personne.

TVA sociale et baisses d'impôts
Certains détracteurs de la TVA sociale estiment qu'elle va financer les baisses d'impôts décidés par Nicolas Sarkozy. L'argument ne tient pas si l'on considère que la TVA sociale aura pour objectif d'alimenter les différentes caisses gérées par les organismes sociaux et non par l'Etat.

Ma conclusion
Je suis "POUR" l'instauration d'une TVA sociale car je suis prêt à faire le pari qu'elle peut se faire sans inflation majeure. J'ai conscience du côté injuste de la TVA comme impôt, mais c'est notre seule arme anti-délocalisation à ma connaissance si l'on veut respecter nos accords à l'OMC (impossible de revenir à des taxes douanières par exemple). Au final, l'idée que mon T-shirt chinois paye une partie de mes dépenses sociales n'est pas pour me déplaire.

05:09:23 .  15.06.07 .  Serge BACCOU Email  .  1039 mots . 450 vues . Economie . 4 commentaires

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