Un blog d'auto-promotion pour la candidature de DSK au FMI
Fort du soutien de Nicolas Sarkozy, Dominique Strauss-Kahn a ouvert depuis le 31 août un blog dédié à sa candidature au FMI. Un deuxième blog pour DSK puisque l'homme politique avait déjà son blog. C'est une preuve qu'Internet est définitivement rentré dans les moeurs de certains professionnels de la politique. On peut tout de même regretter que sur ce blog dédié à sa candidature au FMI les commentaires soient fermés contrairement à l'autre blog de DSK. Cela fait perdre à la démarche une partie de son intérêt et la relègue à une simple démarche de communication et d'autopromotion. Ce n'est pas très "Web 2.0"...
Les deux candidats en lice, DSK et le Tchèque Josef Tosovsky soutenu par la Russie, vont être auditionnés en septembre mais le processus de sélection peut ensuite durer plusieurs semaines.
Conseil des ministres décentralisé : gadget ou bonne idée ?

Aujourd'hui, vendredi 7 septembre, le Conseil des ministres aura lieu à Strasbourg et non au Palais de l'Elysée. Ce concept de Conseil des ministres décentralisé semble être amené à se répéter même si aucun calendrier n'a pour l'instant été communiqué même si on parle déjà de l'éventualité d'un Conseil des ministres en Corse en octobre. Sur ce sujet, la question se pose : est-ce un gadget ou une bonne idée ? Je me pose la question, au-delà de la fierté pour un Alsacien d'accueillir nos gouvernants.
Ceux qui pensent qu'il s'agit là d'un gadget mettent en avant une volonté d'affichage et dénonce le coût de l'opération.
Si le déplacement du Chef de l'Etat, du Premier Ministre et des différentes Ministres s'accompagne d'une prise en compte de certains dossiers locaux importants, le jeu en vaut peut-être la chandelle. Ainsi, à Strasbourg, le déplacement du Conseil des Ministres a été notamment l'occasion de traiter du problème de l'insécurité dans certains quartiers de la ville (Strasbourg a souvent le triste record en nombre de voitures brulées à la Saint Sylvestre) lors d'une réunion à la préfecture du Bas-Rhin avec Michèle Alliot-Marie et Rachida Dati.
Ensuite, on peut tout de même se féliciter que le Nicolas Sarkozy ne s'enferme pas dans "le Château". On peut ici parler d'une rupture par rapport à des habitudes passées. Se déplacer en France et rencontrer les vrais gens ne peut qu'aérer son esprit et se rendre compte des difficultés de nos concitoyens. Et c'est très bien de le faire en dehors des périodes de campagnes électorales. Selon moi, pour qu'il ne s'agisse pas d'un gadget, il faut que l'opération se renouvelle et s'inscrive dans la durée.
Cette opération peut également avoir pour objectif de délivre également le message suivant : tout ne se passe pas à Paris même si beaucoup (trop) de choses se passent à Paris. Un sujet que je connais bien en tant qu'Alsacien travaillant sur Paris... A titre d'exemple, la plupart des fusions / acquisitions conduisent au transfert des sièges sociaux en région parisienne. La fusion entre Sanofi et Aventis a été ainsi fatale au siège social d'Aventis installé à Strasbourg. Rappelons que la région Ile de France concentre un sixième de la population et de l'activité économique du pays. Cela produit les effets collatéraux que l'on connait : hausse de l'immobilier, problèmes de transport, pollution, etc. D'autres pays, comme l'Allemagne par exemple, bénéficient d'une meilleure répartition de l'activité économique sur plusieurs villes. Ainsi, le message politique délivré par un Conseil des ministres décentralisé peut s'avérer intéressant s'il s'accompagne d'une véritable politique de décentralisation économique.
Rigueur : Christine Lagarde a prononcé le mot tabou

Ce dimanche 2 septembre, Christine Lagarde, Ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi, était l'invitée de Jean-Pierre Elkabbach dans l'émission "Le Grand Rendez-vous" de TV5MONDE et d'Europe 1. La vidéo de l'émission est disponible sur le site de TV5Monde dédié à l'émission.
Jean-Pierre Elkabbach demande à Mme Lagarde : François Hollande déclare que vous préparez un plan de rigueur. Un plan de rigueur ! Est-ce que c'est vrai ?.
Réponse de Mme Lagarde : Oui c'est vrai. Bien sur nous préparons un plan de rigueur, mais ce plan de rigueur est destiné à la fonction publique pour l'essentiel. Pourquoi ? Nous voulons maintenir une parité entre nos dépenses et nos recettes. [...] Ce plan de rigueur ont va se l'appliquer à nous-même.
M. Elkabach de répondre : Merci de votre franchise. Vous allez provoquer un véritable tollé. Un peu plus tard, Dominique de Montvalon, un autre journaliste qui ajoute : Madame, "Plan de rigueur" : l'expression va frapper les esprits. "Plan de rigueur", "plan de rigueur" !
Et Mme Lagarde d'ajouter Ne pas remplacer 1 fonctionnaire sur 2 c'est de la rigueur.
Seulement voilà, en politique, il y a des mots en France que l'on ne prononce plus. Le mot "rigueur" en fait partie. En conséquence, Eric Woerth et François Fillon ont depuis démenti les propos de la Ministre.
Rappelons que c'était Raymond Barre qui avait instauré en France une politique de rigueur pour lutter (sans succès) contre le chômage et les crises pétrolières. Il y a quelques jours, tout le monde ou presque louait les mérites de Raymond Barre lors de ses obsèques alors qu'aujourd'hui on est prêt à élever le mot "rigueur" au rang de gros mot. Pierre Beregovoy avait également mené une politique de rigueur.
Wikipedia nous apprend qu'une politique de rigueur vise à donner priorité à la croissance économique de long terme, en luttant contre l'inflation et contre l'accumulation insoutenable de déficits publics. C'est sans doute ce dont à besoin la France en ce moment.
Saluons tout de même la franchise de Madame Lagarde (à moins que ce soit de la maladresse ?). Mais il y a sans doute des vérités qui ne sont pas bonnes à dire. La rupture n'est pas (encore) passée par là.
Sarkozy propose de passer du G8 au G13

Lundi 27 août, Nicolas Sarkozy a prononcé un discours de politique étrangère lors de la conférence des ambassadeurs de France (voir le texte du discours). Lors de son discours, Nicolas Sarkozy a déclaré : Je souhaite que le G8 devienne peu à peu le G13.
Depuis 1998, le G8 réunit les pays les plus industrialisés à savoir les États-Unis, le Japon, l'Allemagne, le Royaume-Uni, la France, l'Italie, le Canada, et la Russie ainsi que des représentants de l'Union Européenne (le Président de l'Union et celui de la Commission). Lors d'un sommet annuel, les dirigeants de ces pays se rencontrent et discutent des problèmes politiques du monde : économie, défense, éducation, développement...
Or, depuis quelques années, des pays ont émergés. Nicolas Sarkozy propose donc d'élargir le G8 à 13 membres en y rajoutant la Chine, l'Inde, le Brésil, le Mexique et l'Afrique du Sud. Il faut dire que le PIB de la Chine, de l'Inde et du Brésil dépasse aujourd'hui celui de certains pays du G8.
A l'origine en 1975, le G6 - comme son nom l'indique - ne contenait que 6 membres : les États-Unis, le Japon, l'Allemagne, la France, le Royaume Uni et l'Italie. Il a été élargi en 1976 pour y accueillir le Canada puis en 1988 pour y accueillir la Russie.
Déjà, en 2005, Tony Blair avait créé le G8+5 en invitant les 5 pays émergents au G8 organisé en Ecosse. Mais l'arithmétique diplomatique est plus complexe qu'il n'y paraît car pour l'instant G8+5 ne vaut pas G13. En effet, comme le souligne Nicolas Sarkozy : On ne peut pas se réunir deux jours en G8 et seulement deux heures en G13.
Espérons que la proposition de Nicolas Sarkozy, pleine de bon sens, soit rapidement suivie des faits.
100 jours : 71% des Français plébiscitent l'action de Sarkozy

Par un sondage réalisé par TNS Sofres, le Figaro daté du 27 août révèle que les Français sont 71% à juger postive l'action de Nicolas Sarkozy. Un peu plus de 100 jours après son élection, le Président jouit toujours d'un état de grâce qui confère quelque fois à la lévitation.
Si on peut être pour ou contre telle ou telle mesure, il faut tout de même reconnaitre que pour l'instant le Président n'a eu de cesse de tenir ses promesses. Il a également marqué une certaine rupture dans le style de sa présidence et en a étonné plus d'un - y compris dans son camp - avec une pratique débridée de l'ouverture. Enfin, il mène les réformes à grande vitesse sans pour autant que cela confère à la précipitation. 4 lois ont été adoptées : le paquet fiscal, la loi sur le service minimum, la loi contre la récidive et la loi sur l'autonomie de l'université. On peut également mettre à son actif la relance de la construction européenne avec la promotion du traité simplifié et la libération des infirmières bulgares. En 100 jours, difficile de faire plus.
C'est sans doute tout cela que les Français plébiscitent à 71%. Dans ce cas, il ne devrait y avoir qu'un seul mot d'ordre pour Nicolas Sarkozy : continuer les réformes.
Loi sur le service minimum dans les transports adoptée

Adopté le 19 juillet par le Sénat, le projet de loi sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres (métro, train, tram, bus) a été adopté dans la nuit du mercredi 1 août par l'Assemblée Nationale. La loi sera applicable au 1er janvier 2008.
Prévention des conflits : le dialogue avant la grève
La loi prevoit d'abord que les employeurs et les organisations syndicales doivent se mettre d'accord avant le 1er janvier 2008 sur les conditions des négociations préalables obligatoires à toute grève.
Organisation d'un service minimum
Pour permettre l'organisation d'un service minimum, les salariés vont devoir déclarer 2 jours avant le début de la grève s'ils ont l'intention d'y participer. Au bout de 8 jours de grève, un vote à bulletin secret doit être organisé pour décider de la poursuite du mouvement de grève.
Information des utilisateurs
En cas de pertubation prévisible, l'entreprise de transport doit prévenir les usagers 24 heures avant. Elle doit également rembourser au moins partiellement les usagers si un plan de transport adapté n'est pas mis en oeuvre.
Non paiement des jours de grève
Le texte réaffirme le principe du non-paiement des jours de grève.
Mon point de vue
Certaines personnes parlent de limitation du droit de grève. Pour ma part, je parle plus volontiers d'un encadrement de ce droit. Les transports terrestres ont la particularité d'être organisé principalement par des entreprises publiques qui jouissent d'un quasi-monopole. Aussi, une grève dans les transports peut très vite poser de sérieux problèmes aux gens modestes qui veulent se déplacer pour aller travailler.
Ensuite, je dois tirer un coup de chapeau à Nicolas Sarkozy qui est en passe de tenir une promesse de campagne. Jacques Chirac lui n'avait pas réussi à mettre en place le service minimum en 2004 alors qu'il l'avait également promis.
Affaire Clearstream : Dominique de Villepin mis en examen

Photo : David Mendiboure
Service photo de Matignon
Vendredi 27 juillet, les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons ont mis en examen Dominique De Villepin pour complicité de dénonciation calomnieuse, complicité d'usage de faux, recel d'abus de confiance et recel de vol dans le cadre de l'affaire Clearstream.
L'ancien Premier Ministre est également placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de rencontrer Jacques Chirac, les quatre autres personnes mises en examen (Jean-Louis Gergorin, Imad Lahoud, Denis Robert et Florian Bourges) ainsi que le Général Rondot. Il a obligation de verser une caution de 200.000 euros : 20.000 euros au titre de la garantie de représentation et 180.000 euros au titre d'éventuelles amendes et indemnisation des parties civiles du dossier (dont fait partie Nicolas Sarkozy) croit savoir Le Point. Les avocats de Dominique de Villepin ont fait appel des conditions du contrôle judiciaire mais cet appel n'étant pas suspensif, Dominique De Villepin devra payer la caution de 200.000 euros.
Mon point de vue
Laissons la justice s'exprimer sur ce dossier et souvenons-nous de la présomption d'innocence. Ce que nous pouvons noter tout de même, c'est le caractère exceptionnel de cette situation : un Premier Ministre mis en examen, une partie civile qui comprend un ancien Ministre de l'Intérieur aujourd'hui Président de la République. Tous les ingrédients pour constituer un Watergate à la française... Enfin, on peut noter la somme spécialement élevée de la caution : 200.000 euros, ce n'est pas rien, même pour un ancien Premier Ministre.
La télévision peut-elle parler librement de politique ?

Good Night and Good Luck réalisé par Georges Clooney
Photo : Metropolitan Filmexport
Pendant la campagne électorale, un sujet a suscité le débat : y-a-t-il connivence entre les médias, notamment les médias télévisés et le monde politique ? Plusieurs documents sont à voir ou à revoir pour nous éclairer sur ce débat.
Pas Vu Pas Pris
Pas Vu Pas Pris est un documentaire du journaliste Pierre Carles réalisé en 1998. Il retrace l'histoire d'un documentaire intitulé Pas Vu à la Télé commandé par Canal+. Le documentaire démarre notamment avec une discussion filmée à leurs insu mais non diffusée entre François Léotard, alors Ministre de la Défense et Etienne Mougeotte, alors Directeur des Programmes de TF1. La discussion montre une certaine complicité entre les deux personnes ; en réalité, pas de quoi fouetter un chat. Pierre Carles se procure la cassette et la montre à des journalistes de l'époque de différentes chaînes. Canal+ finit par renoncer à diffuser le documentaire. Même si les méthodes de Pierre Carles peuvent être jugées limites, le film a pour principal intérêt selon moi de montrer la véritable complicité qui existe entre journalistes et hommes politiques. Celle-ci est tout à fait normale puisqu'il s'agit de personnes qui se connaissent bien et qui ont l'habitude de travailler ensemble. Ce qui est plus étonnant, c'est la volonté de cacher cette complicité à tout prix à l'antenne. Le vouvoiement à l'antenne en est par exemple une illustration alors que beaucoup de journalistes et d'hommes politiques se tutoient en privé.
Good Night and Good Luck
Le film Good Night and Good Luck réalisé par Georges Clooney est sorti au cinéma en janvier 2006. Il retrace l'aventure d'un journaliste de CBS, Edward R. Murrow qui a osé - dans les années 50 - s'opposer à la chasse aux sorcières organisée par le Sénateur McCarthy au risque d'être accusé par lui d'être un sympathisant communiste. Je vous recommande ce très bon film. Il dénonce les difficultés déjà rencontrées à l'époque pour un média comme la télévision de critiquer les hommes politiques.
Michael Moore en colère
Interviewé par CNN au sujet de son dernier film-documentaire Sicko, Michael Moore se met en colère et déclare Mais pourquoi ne dites-vous pas la vérité aux Américains? Son documentaire Fahrenheit 9/11 avait été également largement critiqué par CNN. Rappelons-nous aussi du traitement des médias américains de la première guerre du golf ou de la présence supposée d'armes de destruction massive en Irak. Il est plutôt délicat pour un média télévisé de dénoncer "à chaud" la position officielle d'un gouvernement.
La presse et Internet d'abord
Pour qu'une information politique sensible soit diffusée à la télévision, il faut la plupart du temps qu'elle passe d'abord par la presse ou par Internet. Ainsi, c'est le livre de Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin, La Femme Fatale, qui a en premier osé parler des problèmes du couple Royal / Hollande.
Et c'est Internet (et les plateformes vidéos comme Dailymotion ou YouTube) qui a en premier diffusé la vidéo sur les propos de Ségolène Royal sur les profs, celle sur la conférence de presse supposée arrosée de Nicolas Sarkozy après une entrevue avec Vladimir Poutine au G8 ou encore celle sur les propos malheureux de Patrick Devedjian sur Madame Comparini. Ce n'est qu'une fois que le buzz Internet a bien fait son effet que l'information sera reprise par les médias télévisés.
Sarkozy soutient la candidature de DSK à la tête du FMI

Dans un entretien au Journal du Dimanche daté du dimanche 8 juillet, Nicolas Sarkozy confirme qu'il soutient la candidature de Dominique Strauss-Kahn à la tête du Fond Monétaire International : Je veux que Dominique Strauss-Kahn soit le candidat de la France à la direction générale du FMI parce qu'il m'a paru être le plus apte à ce poste.
Le FMI est une organisation regroupant 184 pays. Il a pour mission de promouvoir la coopération monétaire internationale, de garantir la stabilité financière, de faciliter les échanges internationaux, de contribuer à un niveau élevé d’emploi et à la stabilité économique et de faire reculer la pauvreté. [...] comme son nom l’indique, elle est en même temps un fonds auquel les États membres qui ont des besoins de financement temporaires peuvent faire appel pour remédier à leurs problèmes de balance des paiements. (Source : FMI).
Depuis 2004, le FMI est dirigé par l'espagnol Rodrigo Rato mais celui-ci a annoncé le 28 juin qu'il démissionnerait en octobre, deux ans avant la fin de son mandat pour raisons personnelles.
Mon point de vue
Sachant que j'ai beaucoup d'estime pour DSK, je ne peux que me féliciter du soutien apporté par Nicolas Sarkozy. Le Président apprécie très certainement le talent de Dominique Strauss-Kahn alors que les militants PS avaient eux préférés Ségolène Royal lors des primaires au PS. Une fois de plus, le Président accorde plus d'importance au mérite qu'à l'appartenance à un camp ou à un autre. J'approuve.
De l'eau dans le gaz entre Jean-Marc Ayrault et Jack Lang

Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il y a de l'eau dans le gaz entre Jean-Marc Ayrault et Jack Lang. Rappel de la chronologie des faits.
Premier round
Depuis quelques jours, le bruit court que l'Elysée et le gouvernement pourrait demander à Jack Lang de participer à une commission de réflexion sur la réforme de nos institutions aux côtés d'autres personnalités politiques.
Deuxième round
Lors de l'émission Questions d'info du 04/07/07 sur LCP et France-info, Jean-Marc Ayrault a déclaré que s'il décidait de participer à cette commission il ne serait plus à part entière membre du groupe PS. Jean-Marc Ayrault a même ajouté : Je lui déconseille de le faire, il n'a pas encore décidé, s'il le décidait il en assumerait toutes les conséquences".
Troisième round
Dans une lettre adressée à Jean-Marc Ayrault, Jack Lang annonce le 5 juillet qu'il boycottera les réunions du groupe socialiste à l'Assemblée nationale : J'ai pris la décision de ne plus participer aux réunions du groupe socialiste aussi longtemps que tu le présideras avec de telles méthodes..
Mon point de vue
La proposition faite à Jack Lang est tout à fait justifiée. D'abord, Jack Lang est agrégé en droit public et connait bien les institutions françaises. En 2004, il a notamment rédigé un ouvrage intitulé Un nouveau régime politique pour la France aux Editions Odile Jacob. Ensuite, la réforme de nos institutions suppose une modification de la Constitution ce qui nécessite une majorité des deux tiers d'où la nécessité d'avoir un consensus gauche / droite pour arriver au bout de la démarche. Il existe certains sujets qui peuvent et même doivent dépasser les clivages politiques et la réflexion sur les institutions en fat définitivement parti. Enfin, le fait de participer à une commission ne peut pas être comparé au fait de rentrer dans un gouvernement. S'il accepte de faire partie de la commission, Jack Lang n'est nullement tenu à une quelconque solidarité gouvernementale. La décision de Jean-Marc Ayrault d'exclure Jack Lang du groupe PS est tout simplement stupide et ne participe pas à la modernisation des pratiques politiques.
François Fillon répond aux Internautes en chat

Photo : Serge Baccou
Au lendemain de sa déclaration de politique générale, le Premier Ministre a répondu par Internet aux questions des Internautes. Selon le site du Premier Ministre, plus de 150.000 personnes ont assisté à ce chat et plus de 8.300 questions ont été posées.
Interrogé sur l'intérêt de son objectif de 50% d'une classe d'âge obtenant un diplôme de l'enseignement supérieur, François Fillon a précisé que la France étant actuellement à 37% alors que les États-Unis sont à 60% ! La bataille économique mondiale est et sera basée sur la connaissance.
A la question d'Italienne, pseudo d'une Internaute qui demandait à François Fillon comment il faisait pour garder la forme notamment par rapport à Nicolas Sarkozy , le Premier Ministre a répondu avec humour qu'il pourrait répondre à Italienne : en mangeant des pâtes" mais qu'en réalité il tenait bien la distance par rapport au Président au jogging.
Selon le Premier Ministre, l'exercice sera renouvelé.
La déclaration de politique générale de François Fillon

Photo : Site Internet du Premier Ministre.
Mardi 3 juillet, François Fillon a prononcé sa déclaration de politique générale à l'Assemblée Nationale. Le texte du discours est disponible sur le site du Premier Ministre. Ce discours s'inscrit pleinement dans la lignée des promesses du candidat Nicolas Sarkozy depuis élu Président. C'est une très bonne chose pour moi de pouvoir vérifier que le Président et le Premier Ministre sont sur la même longueur d'onde. Tentons ici une analyse de ce discours. Listons les engagements du gouvernement et la feuille de route de nos députés.
François Fillon commence par une analyse des six mois de campagne électorale où les Français , "en se passionnant pour la campagne, en s’engageant clairement dans leur vote [...] ont jeté les fondements d’une France nouvelle". Concernant le Parlement, François Fillon souhaite voir dans l'opposition un "contradicteur nécessaire" et "constructif" et dans la majorité "le partenaire et l’aiguillon du gouvernement". Le Premier ministre a ensuite dénoncé "ce cercle vicieux qui consiste à travailler de moins en moins et à s’endetter de plus en plus afin de combler l’écart croissant entre nos capacités de production et nos ambitions redistributives qui n’ont cessé de s’élargir". François Fillon s'est ensuite livré à une très bonne analyse de la mondialisation : quand nous luttons pour préserver notre héritage, [des continents entiers] se battent pour constituer le leur.
Modernisation des institutions
Se félicitant de l'ouverture de son gouvernement, le Premier Ministre souhaite aller plus loin et poser les bases d’une démocratie mieux équilibrée et plus transparente avec :
- Des moyens supplémentaires pour le Parlement pour le contrôle des dépenses publiques
- Le contrôle des nominations à certains postes publics
- L'étude d'une introduction d'une dose de proportionnelle à l'Assemblée
- La possibilité pour le Président de venir s'exprimer devant l'Assemblée
Modernisation de la démocratie sociale
- Les syndicats ont été invités à faire des propositions avant la fin de l'année sur l’évolution du marché du travail
- Le Premier Ministre souhaite modifier les conditions des élections syndicales pour les ouvrir à chaque syndicat légalement constitué dans l’entreprise
Education, recherche, culture
Le Premier Ministre souhaite :
- Une autonomie financière et pédagogique des universités
- La création de campus universitaires
- 5 milliards d’euros supplémentaires d’ici 2012 pour les universités
- Une évaluation des programmes de recherches
- Une simplification radicale du crédit impôt recherche pour les entreprises
- Des études dirigées d’au moins 2 heures par jour pour les écoliers dès 2008 et pour les collégiens et les lycéens en 2011
- L'introduction d'un droit opposable à la scolarisation de tout élève handicapé
- Plus de place aux pratiques périscolaires, sportives et culturelles
- La gratuité des musées
Politique étrangère
Voici les dossiers de politique étrangère sur lesquels le gouvernement va travailler en priorité :
- Le conflit du Darfour
- La libération d’Ingrid Bétancourt
- Le fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme
- L’élargissement du conseil de sécurité des Nations unies
- La réforme du FMI et de la Banque mondiale
- Les projets de co-développement avec le continent africain
- La défense de notre agriculture à l'OMC
- Le Liban
- La Palestine
- La lutte contre le réchauffement climatique
Environnement
Sur l'environnement, le Premier Ministre a parlé :
- D'une expérimentation en Alsace d'une eurovignette sur les poids lourds qui circulent sur nos routes
- De la taxation sur le contenu en carbone des produits offerts sur le marché
- De la tenue à l'automne d'un grenelle de l’environnement
Défense
Sur les dépenses militaires, François Fillon a déclaré que les choix que nous devrons assumer ne seront pas faciles. Ils ne se limiteront pas au point de savoir si et quand il faut un deuxième porte-avions. Il nous faudra quitter la logique traditionnelle de l’accumulation des exigences propres à chaque arme..
Europe
Le traité simplifié sera soumis au Parlement au début de l’année 2008. Il faudra ensuite débattre de l’identité de l’Europe et fixer ses frontières puis jeter les bases d'une Union méditerranéenne.
Justice et sécurité
Sur la sécurité des Français, le Gouvernement ne négligera rien et ne lâchera rien :
- Loi cadre sur les prisons avec la création d'un contrôleur général des prisons
- Moyens techniques et scientifiques étoffés pour la police et de la gendarmerie
- Fusion de la DST et des renseignements généraux
- Etude des bénéfices de l’installation d’un réseau de télésurveillance comme en Grande-Bretagne
Emploi, économie
Sur l'emploi, François Fillon fixe un cap ambitieux et chiffré : L’objectif de mon gouvernement est donc simple et clair : c’est le plein emploi. [...] Mon gouvernement se fixe ainsi pour objectif un taux de chômage de 5% à la fin du quinquennat. Il propose d'imaginer ensemble une nouvelle croissance : Gagner le point de croissance qui nous manque, c’est l’objectif fixé par le chef de l’Etat !
Pour cela, il faut :
- Libérer les heures supplémentaires
- Encadrer parachutes dorés
- Favoriser la transmission du patrimoine
- Constituer un "Small Business Act" à la française pour que les PME françaises puissent se voir réserver une part des marchés publics
- Instaurer le contrat unique de travail
- Réformer le mode d’indemnisation du chômage
- Fusionner l’ANPE et de l’Unedic
- Mettre en place le revenu de solidarité active
- Restructurer de notre système de formation professionnelle
- Réformer de façon globale de notre système fiscal
- Débattre de la TVA sociale
Retraites, santé
- Poursuivre la réforme des retraites, notamment les régimes spéciaux
- Mise en place de franchises médicales
Réduction du déficit
Le Premier Ministre a déclaré : Nous ramènerons notre dette publique en deçà de 60 % du PIB et nous rétablirons une situation budgétaire à l’équilibre en 2012 au plus tard avec notamment le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.
Mon point de vue
François Fillon a fait un bon discours, sans surprise. En réalité, la vraie surprise pour les Français ne réside-t-elle pas dans sa capacité du Gouvernement à tenir ces engagements ?
2 juillet 2007, à Strasbourg : Discours sur l'Europe - Sarkozy fait la synthèse du Oui et du Non
Le lundi 2 juillet 2007, Nicolas Sarkozy a tenu un discours sur l'Europe lors d'une réunion publique au Palais des Congrès et de la Musique de Strasbourg (voir le texte complet du discours). Très didactique, il a expliqué que le traité simplifié permettait à la France de revenir dans le jeu européen sans pour autant trahir le "non" des Français au référendum sur la constitution européenne. "La plus grande réussite de ce sommet, c'est que la politique ayant repris ses droits, il a commencé de s'opérer cette improbable synthèse entre les partisans du "oui" et ceux du "non" a-t-il déclaré.
Au risque de déplaire aux plus libéraux, Nicolas Sarkozy n'a pas ménagé ces efforts pour attaquer l'euro fort qui pénaliserait les ventes d'Airbus. Il a également fait l'éloge de l'interventionnisme de l'État avec un rappel de l'exemple du plan de sauvetage qu'il avait concocté pour Alsthom. Il croit dans une vision d'une Europe qui se donne les moyens d'agir et de se protéger.
Le Président a également insisté sur la nécessité de lutter contre les dumpings sociaux et écologiques d'autres pays et souhaite une Europe "qui ne reste pas les bras croisés devant les délocalisations, ne se soumet pas à la pseudo-dictature des marchés".
Chef de l'Etat, chef du gouvernement, chef naturel de l'UMP, on a comme l'impression que notre hyperprésident Nicolas Sarkozy a décidé de devenir également le leader d'une Europe qui était encore il y a quelques semaines en panne. Pour l'instant, c'est gagné !
Les contradictions de Ségolène Royal

Les élections sont derrière nous et du coup la parole de Ségolène Royal se libère au risque de contredire des positions encore affichées il y a quelques jours.
Vie publique, vie privée
Les révélations ont commencées le soir même du second tour des élections législatives avec le vrai faux scoop de l'annonce de la séparation de Ségolène Royal avec son compagnon François Hollande. Elle affirmait encore fin mars "oui, nous sommes ensemble et oui, nous vivons toujours ensemble". On peut aussi se demander à quoi bon attaquer l'éditeur de l'ouvrage La Femme Fatale de Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin (voir ma note Le livre "la femme fatale" attaqué) ? Notons aussi la violence de la déclaration de Ségolène Royal au sujet de cette rupture : "J'ai demandé à François Hollande de quitter le domicile, de vivre son histoire sentimentale de son côté, désormais étalée dans les livres et les journaux, et je lui ai souhaité d'être heureux". On peut difficilement faire plus expéditif ! Une version hard du "gagnant-gagnant".
Les 35h et le SMIC à 1.500 €
Voici en substance ce que déclare Ségolène Royal à l'AFP jeudi 21 juin : "Par exemple, le SMIC à 1.500 euros brut dans cinq ans, qui est une idée phare de Laurent Fabius, ou la généralisation des 35 heures, sont deux idées qui étaient dans le projet des socialistes, que j'ai dû reprendre dans mon pacte présidentiel et qui n'ont pas du tout été crédibles". On croit rêver ! Comment peut-on lancer des promesses électorales et se renier si peu de temps après sous prétexte de ne pas avoir été élue ? Non que je sois pour la généralisation des 35h ou pour le SMIC à 1.500 €, mais j'imagine aisément le désarroi de certains électeurs qui avaient choisis Ségolène Royal sur ces critères-là.
Dans un entretien accordé au journal Le Monde le 28 juin, Laurent Fabius résume très justement la problématique en la centrant sur la question de la sincérité en politique : "On peut être partisan ou adversaire de l'augmentation du smic, mais si on affirme lors d'une élection être favorable à son augmentation, et qu'on déclare ensuite qu'on y croyait pas, cela devient un problème de nature quasi éthique et suscite un doute sur l'ensemble des propositions qu'on défend".
L'ordre juste ou juste du désordre (au PS)
Les socialistes ont sans doute fait les choses dans le désordre en décidant d'abord d'un programme puis en choisissant un candidat pour l'incarner. Mais alors que Ségolène Royal pense déjà à 2012, on peut se demander si quelqu'un pourra encore croire en ses promesses ? En attendant, c'est bien le désordre qui règne au PS.
Ségolène Royal critique son programme présidentiel
Extraits des journaux télévisés de France 2 (20 h) et de France 3 (19/20) du jeudi 21 juin 2007, reprenant une interview de Ségolène Royal la veille sur LCP ("Questions d'info").
20 juin : Interview du Président Nicolas Sarkozy

Photo : TF1
Ce 20 juin 2007, le Président de la République Nicolas Sarkozy donnait une interview aux journalistes de TF1 Patrick Poivre d'Arvor et Claire Chazal.
"Un gouvernement qui ressemble à la France"
Sur la représentation des minorités visibles dans le gouvernement, le Président a souhaité "un gouvernement qui ressemble à la diversité de la France". Il a finallement appliqué le principe de discrimination positive au gouvernement. Concernant l'ouverture à gauche, Nicolas Sarkozy a déclaré "Je suis le Président de tous les français, y compris ceux qui n'ont pas voté pour moi". Il a également voulu un renouvellement des générations et, sur la parité, s'est félicité que des femmes occupent dans ce gouvernement des ministères de premier plan (Michèle Aliot-Marie, Rachida Dati, Christine Lagarde...).
"S'il y a un responsable, c'est moi"
Alors que beaucoup désignait Jean-Louis Borloo comme le responsable d'une vague qui n'a pas eu lieu, Nicolas Sarkozy a répondu : "S'il y a un responsable, c'est moi". Qu'on se le dise : Nicolas Sarkozy n'a pas besoin de fusible. Un peu plus tard dans l'interview, il a tout de même précisé que la mission d'étude sur la TVA sociale était confiée à Eric Besson et... Chrisine Lagarde (puisque Jean-Louis Borloo est entre temps "passé au vert"). Quand PPDA lui demande si on peut "expérimenter un impôt", le Président a répondu, non sans humour, que l'on pouvait également "rester assis sur la partie la plus confortable de son anatomie"...
On met le paquet (fiscal)
Le Président cite ensuite les mesures faisant partie du prochain paquet fiscal (à ne pas confondre avec paquet cadeau) : droits de succession, déduction des intérêts d'emprunts immobilier, bouclier fiscal à 50%.
La franchise, le service minimum et l'autonomie des universités
Nicolas Sarkozy explique d'abord que la franchise médicale va permettre notamment de financer la recherche sur le cancer ou la maladie d'Alzheimer. Sur le service minimum, le Président s'est prononcé sur le non paiement des jours de grève et sur le vote par bulletin secret tout en réaffirmant son attachement au droit de grève. Sur l'Université, il souhaite doter le pays de véritables campus, veut laisser la possibilité aux universités qui le souhaitent de choisir l'autonomie et préfère parler d'orientation plutôt que de sélection.
Le Pen à l'Elysée, c'est mieux que le FN à l'Assemblée
Nicolas Sarkozy a reçu ce mercredi 20 juin Jean-Marie Le Pen à l'Elysée. Pourquoi ne devrait-on pas le recevoir alors qu'il représente... plus grand chose. Sur la proportionnelle, il n'est pas contre l'éventualité d'une dose (homéopathique ?).
Le traité simplifié, pas si simple
L'idée du traité simplifié semble faire son chemin mais tout les Européens ne semblent pas être d'accord sur le contenu. Pas si simple...
Un G8 sobre
Interrogé par un PPDA survolté et décomplexé (qui aime bien chatie bien) sur l'histoire belge sur ses déclarations suite à sa rencontre avec Poutine au G8, Nicolas Sarkozy a précisé que cette rencontre était franche mais pas arrosée.
Mon point de vue
Une fois de plus, Nicolas Sarkozy a été d'une efficacité redoutable, d'une très grande clarté et d'une forte combativité alors que précisément certains auraient pu l'attendre affaibli par une vague moins forte que prévue aux législatives.
2ème tour des Legislatives : Pas de vague

La vague bleue, la déferlante, le tsunami poligique n'a pas eu lieu pour ce deuxième tour des législatives 2007. Et si c'était une bonne nouvelle pour la droite ?
Avec 314 députés, la seule UMP obtient la majorité à l'Assemblée Nationale. C'est le principal pour permettre à Nicolas Sarkozy de mener ses réformes.
Je vois plusieurs avantages à ce que le raz de marée annoncé ne se soit pas produit. Tout d'abord, une équipe plus resserré de députés autour du Président et du Premier Ministre peut s'avérer plus efficace pour voter rapidement les nouveaux textes. Ensuite, personne ne pourra contester la légitimité des députés élus car aucun n'aura été élu en ne se faisant uniquement porter par la vague. Ensuite, il est plutôt sain pour notre démocratie que l'opposition existe et puisse s'exprimer. Cela évite également les procès d'intention que l'on n'aurait pu faire à Nicolas Sarkozy sur sa supposée volonté de tout maîtriser.
On peut tout de même regretter deux dommages collatéraux à ce résultat du second tour des législatives : Alain Juppé et la TVA sociale. Deux incompris de notre vie politique. Dommage.
Bas-Rhin : Résultats Législatives 2007 : 5 députés réélus dès le premier tour
Au soir du premier tour des législatives 2007, le Bas-Rhin s'offre une véritable déferlante bleue avec la réélection de 5 députés :
- Yves Bur dans la 4ème circonscription avec 56,84% des voix
- Antoine Herth dans la 5ème avec 58,01%
- Alain Ferry dans la 6ème avec 67,38%
- Emile Blessing dans la 7ème avec 60,49%
- Frédéric Reiss dans la 8ème avec 65,91%
Bravo à ces élus pour ces scores impressionnants.

De gauche à droite : Yves Bur, Antoine Herth, Alain Ferry, Emile Blessig et Frederic Reiss.
Le livre "la femme fatale" attaqué

La Femme Fatale de Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin, Edition Albin Michel
Dans un article de son site Web daté d'hier, Le Monde a révélé que l'éditeur de l'ouvrage de Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin "La Femme Fatale" était attaqué par le couple Royal / Hollande pour "diffamation" et "violation de l'intimité de la vie privée". Ils réclament 150.000 € de dommages et intérêts.
Le livre, un véritable best-seller, s'est déjà vendu à plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires. Il faut dire qu'il est très instructif sur l'origine de la candidature de Ségolène Royal et les divergences entre la candidate, son compagnon et les autres pachydermes du PS.
L'ouvrage nous éclaire par exemplaire sur la "Montebourde" (voir ma blog-note sur ce sujet) où Arnaud Montebourg indiquait que "Ségolène Royal n'a qu'un seul défaut, c'est son compagnon". Selon les auteurs, il s'agissait plus d'un refrain largement entendu dans l'entourage de Ségolène Royal plus que d'une véritable gaffe. Arnaud Montebourg a dit tout haut ce qui se disait tout bas.
Laissons la justice se prononcer sur les faits qui sont reprochés par Mme Royal et M. Hollande. Il faut tout de même reconnaître que les auteurs ont attendus la fin de l'élection présidentielle pour publier cet ouvrage. De manière plus générale, on peut s'étonner du silence assourdissant des journalistes pendant la campagne sur le couple Royal / Hollande alors que le couple Sarkozy faisait plus souvent l'objet de commentaires. Rappelons aussi que Mme Ségolène Royal et M. François Hollande sont tous les deux des personnages publics. Ils étaient en outre en première ligne, la première en tant que candidate, le deuxième en tant que Premier Secrétaire du PS.
En attendant le résultat du procès, je vous encourage à lire cet ouvrage riche en enseignements sur les coulisses de la campagne à gauche.
Législatives 2007 : le bon bilan d'Yves Bur

Yves Bur, candidat UMP de la 4ème circonscription du Bas-Rhin
Je suis particulièrement sensible à l'action d'Yves Bur en tant que député. Non seulement parce qu'il est député de ma circonscription (Geispolsheim, Illkirch-Graffenstaden, Mundolsheim, Truchtersheim), mais surtout car on lui doit notamment cette proposition de loi visant à interdire de fumer dans les lieux publics et les lieux de travail. Chapeau l'artiste ! C'est très précisément ce que l'on attend d'un député.
Encore bravo pour la taxe sur les poids lourds pour lutter contre le report sur les routes alsaciennes du trafic de camions consécutif à la LKW-MAUT, la taxe appliquée en Allemagne.
C'est donc sans hésiter que j'apporte mon soutien à Yves Bur pour les législatives 2007.
Visitez le site d'Yves Bur : www.yves-bur-depute.fr
Nicolas Sarkozy élu Président de la République
Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 mai 2007 avec 53,06% des suffrages.
Le soir de l'élection, Nicolas Sarkozy a tenu Salle Gaveau un discours de rassemblement. Le texte du discours est disponible ici. Il a notamment fait part de son respect pour sa rivale Ségolène Royal et fait taire les sifflets qui ont démarré à l'évocation de son nom. Nicolas Sarkozy a également parlé d'Europe avec une formule qui n'a pas du laisser indifférent nos partenaires européens : "la France est de retour en Europe". Contre toute attente (alors que certains le traitait de proaméricain), il a osé rappeler à nos "amis américains" l'importance de la lutte contre le réchauffement climatique.
J'ai suivi ce discours sur un écran géant avec mes amis de la Fédération UMP du Bas-Rhin. A la suite de l'allocution de Nicolas Sarkozy, tout le monde s'est accordé à dire que cette élection n'est pas un but en soi mais un commencement. Nicolas Sarkozy a demandé à ce qu'il soit jugé sur ses résultats. Alors, au travail !



